Jésus, personnage mythique

 

Un article d’introduction par Michael Paulkovich

 

(Traduction de Gilbert Dispaux)

Le texte original est ici : http://www.jesusneverexisted.com/paulkovich.html

 

Pas de doux messie
Les mensonges, les lois et l’héritage du christianisme

La plupart des historiens maintiennent une position que j’ai moi-même tenue pour vraie puisque, bien qu’étant un sceptique concernant la Bible, je n’étais pas pour autant un partisan du caractère mythique du Christ. Je maintenais que la personne du Christ avait probablement existé et que des histoires fantastiques et impossibles avaient été greffées par la suite sur le récit de son existence terrestre. Elles auraient été transmises oralement avant d’être enregistrées plusieurs dizaines d’années après la mort de Jésus.

Après avoir conduit une recherche approfondie pour mon premier livre, j’ai commencé à percevoir les points clairs et obscurs de cette histoire. J’ai découvert que beaucoup des premiers Pères de l’Église croyaient, avec une sincérité très pieuse, que leur sauveur n’était jamais venu sur Terre ou que, s’il l’avait fait, c’était dans le style de Star Trek : débarqué par rayonnement, pré-auréolé et adulte, sans passage par un vagin. De plus, j’expose bien d’autres bombes détonantes dans mon livre « No Meek Messiah ».

J’ai entrepris un travail pour promouvoir la recherche sur les écrivains de l’époque de Jésus qui auraient dû rendre compte de récits concernant le Christ mais ne l’ont pas fait. John Remsburg énumérait 41 écrivains « silencieux » dans son livre Le Christ (1909). J’ai consacré des mois de recherche à augmenter la liste de Remsburg que j’ai finalement triplée. Dans No Meek Messiah, je fournis, avec les références complètes, une liste de 126 écrivains qui devraient avoir relaté quelque chose à propos de Jésus.

Le plus ahurissant de tous ces « silencieux » est peut-être le super sauveur lui-même, Jésus le fils de Dieu, manifestement envoyé en mission suicide pour nous sauver de cette puérile « transgression d’Adam » comme nous l’apprend l’épître aux Romains 5:14. La figure de Jésus est le fantôme d’un feu follet produit par un personnage qui n’a jamais rien écrit. Ainsi pouvons-nous augmenter la liste d’une unité : 127.

 

La figure de Jésus est le fantôme d’un feu follet produit par un personnage qui n’a jamais rien écrit

Jésus est glorifié pour avoir été un maître de sagesse, un sauveur et un être parfait. Cependant, Jésus croyait en l’arche de Noé (Matthieu, 24:37 et Luc, 17:27), à Adam et Eve comme à leur fils Abel (Luc, 3:38 et 11:51), à Jonah vivant dans un poisson ou une baleine (Matthieu, 12:40) et à la femme de Lot transformée en sel (Luc, 17:31 – 32). Jésus croyait que des « démons » causaient la maladie et il acceptait même l’idée de l’Ancien Testament (Jean, 3:14) qu’un bâton magique (Nombres, 21:9) pouvait guérir les morsures de serpents par le seul fait de le regarder.

Jésus était-il plus malin qu’un enfant de primaire ?

Peut-être personne n’est-il plus fascinant qu’Apollonios de Tyane, un aventurier plein de bonté et un noble paladin du premier siècle. Apollonios était un thaumaturge de naissance divine qui guérissait le malade et l’aveugle et débarrassait des villes entières de la peste. Il prédisait l’avenir et nourrissait les foules. Il était vénéré comme un Dieu et comme fils de Dieu. En dépit de ces incroyables qualités, Apollonios était un homme réel, attesté par des sources fiables.

Comme Jésus réalise ostensiblement des miracles d’un grand retentissement (Matthieu, 27), que sa parole « est allée par toute la terre, Et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde » (Romains, 10), on peut s’attendre à ce que pratiquement toutes les personnes instruites aient mentionné ces événements à son époque. Un contemporain de Jésus tel qu’Apollonios aurait dû le faire ainsi que ceux qui ont écrit sur Apollonios. Ce n’est pas le cas. Dans la chronique de Philostrate, la Vie d’Apollonios de Tyane (troisième siècle), il n’est fait aucune mention de Jésus. Pas plus que dans les travaux d’autres écrivains et épistoliers qui correspondaient avec Apollonios : l’empereur Titus, Dion Cassius, Maximus, Meragenes, Lucian, Soterichus Oasites, Euphrates, Marc-Aurèle, ou Damis de Hierapolis.

Il semble qu’aucun de ces écrivains qui vivaient entre le premier et le troisième siècle n’ait jamais entendu parler de Jésus, de miracles fameux et encore moins de cette prétendue gloire universelle.

Un autre auteur surprenant est Philon d’Alexandrie. Il a passé sa vie au premier siècle dans le Levant et il a même traversé le pays de Jésus. Philon a mentionné des contemporains de Jésus — Bassus, Pilate, Tiberius, Sejanus, Caligula — mais il méconnaissait complètement le célèbre prophète harangueur des foules, étoile admirée et parée de gloire. L’historien Flavius Josèphe a publié la Guerre des Juifs autour de l’année 95. Il avait vécu à Japhia, à 2 km de Nazareth. Pourtant, Josèphe ignore aussi bien Nazareth que Jésus. (J’ai consacré un chapitre à ses œuvres contrefaites pages 191 – 198.) Vous rencontrerez des apologistes chrétiens qui prétendent que Pline le Jeune, Tacite, Suétone, Phlegon, Thallus, Mara bar-Serapion, ou Lucien ont écrit sur leur contemporain Jésus. Dans No Meek Messiah, j’ai complètement discrédité ces affirmations.

La Bible vénère l’artiste autrefois connu comme Saül (Paul) de Tarse, un « apôtre » essentiellement oublieux de son sauveur terrestre. Paul ne connaît pas la vierge Marie, est ignorant de la nativité de Jésus, de sa parentèle, des événements de sa vie, de son ministère, de ses miracles, des apôtres, de la trahison, du procès et de la terrifiante passion. Paul ne sait ni où ni quand Jésus a vécu et considère que la crucifixion est une métaphore (Galates 2 :19-20). Contrairement aux absurdes évangiles, Paul n’indique jamais que Jésus a été sur Terre. Quant à l’affirmation de « 500 témoins » (première épître aux Corinthiens, 15), il s’agit d’un faux bien connu.

Qumrân, le lieu rocailleux et crayeux recelant les manuscrits de la Mer Morte, se trouve à 20 km de Bethléem. Les auteurs des rouleaux, des contemporains voisins du plus saint des hameaux situé à une petite trotte en direction de l’est, n’ont jamais entendu parler de Jésus. Le Docteur Jodi Magness écrit : « Contrairement à ce que prétendent quelques érudits, aucune copie du nouveau testament (ou d’un précurseur) ne se trouvent parmi les manuscrits de la mer Morte. »

Au deuxième siècle, le christianisme était encore proche de ses origines mythiques primitives lorsque le Père de l’Église Marcion du Pont, en 144, a nié une naissance d’une vierge et la circoncision de l’enfant Jésus Christ (Luc, 2 :21). C’était un mensonge, tout comme la crucifixion ! Marcion a maintenu que Luc était dans l’erreur et que son sauveur s’était engendré lui-même en omniprésence, esprit sans corps (Cfr. Dungan, 43). En lisant les écrits d’un Père de l’Église du deuxième siècle, Athénagoras, on ne rencontre jamais le mot « Jésus » (ou Ἰησοῦς or Ἰησοῦν comme il aurait écrit). Athénagoras, à ce qu’il semble, ne connaissait même pas le nom de son sauveur. Il faisait partie de ces premiers chrétiens pieux méconnaissant totalement Jésus (Cfr. Également Barnard, 56).

Le livre original auquel il a été donné le nom de « Marc » se terminait en 16 :8. Ultérieurement, des faussaires lui ont ajouté l’histoire fabuleuse de la résurrection (Cfr. Ehrman, 48). Au chapitre 21, le livre de Jean décrit également l’histoire post-mortem de Jésus, une autre mystification bien connue et bien documentée (Cfr. Encyclopedia Biblica, vol. 2, 2543). Des millions de gens auraient dû entendre parler de la crucifixion et des manifestations astrales l’accompagnant : des armées de zombies et des phénomènes météorologiques (Matthieu, 27) dont ne rend compte aucun historien et qui sont mentionnés seulement par les récits douteux griffonnés plusieurs dizaines d’années plus tard par des péquenots superstitieux. La saga de Jésus est encore affaiblie par le fait que Nazareth ne fut pas colonisée avant la guerre de 70, justement à partir du moment où les évangiles furent concoctés comme René Salm le démontre dans son livre. J’ai également inséré dans mon livre des similitudes trop remarquables pour être passées sous silence entre Jésus et d’autres fils de Dieu qui le précédaient. Ceci est confirmé par The Oxford Classical Dictionary and Catholic Encyclopedia ainsi que par bien d’autres sources. Plusieurs mythes concernant des fils de Dieu circulaient avant les récits sur Jésus avec lesquels ils avaient de surprenantes similitudes. Il était question de mère vierge, de naissance magique, de résurrection. C’est le cas pour Sandan, Mithra, Horus, Attis, Buddha, Dionysos, Krishna, Hercule, Osiris, Orphée, Adonis, Prométhée, etc.

 

L’unique vraie religion

Si vous rencontrez un chrétien défendant sa foi au seul motif de sa popularité, vous feriez bien de l’informer que le christianisme était un culte très mineur au quatrième siècle, alors que les religions « païennes » et spécialement le mithraïsme étaient bien plus populaires dans l’Empire. Sans un décret impérial, le culte de Jésus se serait évanoui dans l’oubli.

J’ai écrit dans « No Meek Messiah » :

C’est en 391 de notre ère que l’empereur Théodose élève Jésus (de façon posthume) au rang de divinité. Il déclare que le christianisme est l’unique religion légitime du monde, sous peine de mort. L’ancien mythe s’est transformé en loi. La décision de Théodose est probablement la pire qui ait jamais été prise dans l’histoire de l’humanité : elle fut suivie par des siècles et des siècles de tortures et de meurtres commis au nom de ce « sauveur prophétique » prétendument né d’une mère vierge imaginaire, faux, contrefait, folklorique. Dès la première année qui suivit le décret de Théodose, des moines exaltés de Nitra détruisirent la majestueuse bibliothèque d’Alexandrie au motif principal que la philosophie et la science y était enseignée et non la Bible. À cette époque à Alexandrie, les quêtes intellectuelles les plus hautes furent toutes étouffées par des chrétiens superstitieux et ignorants appartenant à l’espèce des plus dévots et meurtriers. Ils avaient la « Sainte Bible » de leur côté.

L’empereur Théodose Ier ne pouvait avoir aucune idée du mal que causerait à l’humanité son énorme bourde dans les siècles qui suivraient. Le christianisme venait d’être déclaré le seul culte légal de l’empire et, pendant les 1500 années suivantes, de bons chrétiens assassineraient tous les non-chrétiens qu’ils pourraient trouver par dizaines de millions.

Fraudes et contrefaçons

Tout au long de son histoire, l’Eglise a tenté d’accumuler du pouvoir et des richesses. No Meek Messiah expose en détail ses nombreuses arnaques, tromperies et obfuscations parmi lesquelles :

•  Les faux d’Abgar (IVe siècle)
• Les canons des apôtres (400 de notre ère)
• Hypatie la sorcière (415 de notre ère)
• Les faux de Symmaque (VIe siècle)
• Le faux de St Pierre (environ 751)
• La fausse « Donation de Constantine » (VIIIe siècle)
• Les Fausses décrétales (VIIIe siècle)
• L’extermination des « sorcières » cathares (XIIIe siècle)
• Le meurtre des « démons » de Stedinger (1233)
• La Destinée manifeste (1845) et l’éradication des Indiens
• L’invention de l’ « immaculée conception » (1854)
• Le traité de Latran (1929)

Le bien que Jésus a apporté

Les premiers chrétiens pensaient que toute la connaissance nécessaire se trouvait dans la Bible et donc ils fermaient les écoles, brûlaient les livres, interdisaient l’enseignement de la philosophie et détruisaient les bibliothèques. Le personnage de Jésus décrit dans la Bible enseignait que des « démons » et le « péché » causaient les maladies et c’est ainsi que pendant 1.700 ans les bons chrétiens ignorèrent la science et la médecine, et pratiquèrent des exorcismes sur les malades.

La Bible décrète « Tu ne laisseras point vivre la magicienne. » (Ex 22:18, confirmé par Deutéronome 18:10-12, Levitique 20:27, 2 Chroniques 33:6, Michée 5:12, et 1 Sam 28:3).

Dans le nouveau testament, Paul (Galates, 19 – 21) se joint au credo des ennemis de la sorcellerie. Mais considérons les choses en face : Paul est un hébreu dévot, plein de crédulité et de misogynie. Paul ne tolérera pas qu’une femme puisse enseigner. Pendant des siècles, les femmes ont ainsi été des citoyennes de seconde classe et particulièrement dans l’Église. Ces prescriptions juvéniles immorales de la Bible ne sont pas réservées au passé.

Extrait de « No Meek Messiah » :

Vous souvenez-vous des chasses aux sorcières ? Il y a si longtemps et c’était tellement loin, vous avez peut-être oublié ces atrocités ? Alors, nous devrions peut-être oublier et pardonner. Mais partout dans le monde, la Bible chrétienne est encore utilisée pour accuser des gens, généralement des enfants, de « sorcellerie » et pour les punir. Consultez le Guardian du dimanche 9 décembre 2007, « les enfants sorciers en Afrique », le Huffington Post du 18 octobre 2009, « des enfants africains dénoncés comme sorciers » par  Christian Pastors ainsi que le Guardian du vendredi 31 décembre 2010, « pourquoi les sorciers sont-ils toujours brûlés vifs au Ghana ? ». Le texte des écritures normalement cité en matière de sorcellerie est Exodus 22:18 mais il y en a beaucoup d’autres. Au Ghana, une étude a montré que « les sorciers accusés étaient physiquement brutalisés, torturés, laissés sans soins et, dans deux cas, tués ». À Kinshasa, on rapporte que 80 % des 20 000 enfants vivant dans la rue ont été accusés d’être des sorciers. Même de nos jours, les proclamations de la Bible contre les sorciers sont toujours considérées comme valables par beaucoup de chrétiens. Dans des endroits comme l’Indonésie, la Tanzanie, le Congo et le Ghana, des chrétiens fondamentalistes poursuivent activement et exécutent des sorciers qui peuvent parfois être des enfants. Au Malawi, ceux qui sont accusés de sorcellerie sont communément emprisonnés.

Il est remarquable que les chrétiens soient maintenus dans l’ignorance de certaines paroles mauvaises ou immorales placées dans la bouche de cet homme mythique mystérieux :

« Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » (Luc 14 :26)

En réalité, Jésus est représenté comme un homme pitoyable ayant désespérément besoin de louanges :

« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi… » (Matthieu, 10 :37)

Non seulement Jésus n’a jamais pris position contre l’esclavage, mais il recommande de fouetter sauvagement les esclaves désobéissants.

« Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. » (Luc, 12 :47)

Jésus n’a rien contre le vol puisqu’il donne des instructions à ses disciples pour soustraire une ânesse et un ânon à leur légitime propriétaire.

« Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux disciples, en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle ; détachez-les, et amenez-les-moi. Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez : Le Seigneur en a besoin. Et à l’instant il les laissera aller. » (Matthieu, 21:1 – 3)

 

Aimable et doux et mythique

Je connais personnellement plusieurs chrétiens qui acceptent l’évolution comme un fait scientifique. Certes, ils ignorent dans une certaine mesure l’Ancien Testament, mais j’ai interrogé une chrétienne évangéliste à propos de la généalogie de Jésus et elle en connaissait seulement la version de Matthieu sans être familière avec celle de Luc.

Dans « No Meek Messiah » :

Le christianisme dépend absolument du mythe d’Adam. Sans Adam, Eve et un serpent parlant, la mission de Jésus est irrelevante, sans objet et vide de sens. Les chrétiens l’oublient généralement parce qu’on leur a montré une généalogie chez Matthieu (qui ne remonte pas plus loin que « Abraham ») et qu’ils sont rarement ou même ne sont jamais mis en présence de la version différente et puérile de Luc qui, si elle était vraie, nierait la totalité de l’évolution et, en fait, la plus grande partie de l’histoire et de la science. Selon l’auteur anonyme de Luc, il n’y a que 75 générations qui séparent Adam (donc le début de l’univers) de la naissance de Jésus il y a environ 2000 ans.

Ce « doux » messie se vantait d’être « plus grand que Salomon » (Matthieu 12:42). Il disait « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. » (Matthieu 10:34) et « Je suis venu jeter un feu sur la terre » (Luc 12:49).

Le personnage de Jésus dit le plus grand bien des colères génocidaires du père Yahvé (Matthieu, 11:20-24). Jésus se réfère au livre de Josué où son père déclare qu’il chassera à coups de fouet tout le peuple de Sidon « tous les habitants de la montagne, depuis le Liban jusqu’à Misrephoth Maïm, tous les Sidoniens. Je les chasserai devant les enfants d’Israël » (13:6).

Il est possible que vous ayez entendu des chrétiens proclamer que seul l’Ancien Testament (Lévitique, 18:22) contient une déclaration homophobe mais aussi bien Paul (Romains 1:26-27) que Jésus prennent position contre l’homosexualité. C’est ainsi que Jésus applaudit à la destruction de la ville Gay (Sodome), dans le pays de Canaan: « mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de souffre tomba du ciel, et les fit tous périr. » (Luc 17:29).

 

En avant, soldats du Christ

La chrétienté est sous l’autorité d’un « livre saint » violent garantissant à ses adeptes la suprématie sur la terre entière (par exemple, Genèse 1:28). Ceci fut utilisé pour justifier les confiscations de terres, des génocides et des guerres saintes. Voici une liste de guerres conduites par des chrétiens au nom de leur sauveur :

  1. La guerre contre les Donatistes, 317
  2. La guerre de Rome contre la perse de 441
  3. La guerre de Rome contre la perse de 572-591
  4. La guerre de Charlemagne contre des actions au huitième siècle
  5. La guerre des chrétiens d’Espagne contre les musulmans de 912-928
  6. La guerre des chrétiens d’Espagne contre les musulmans de 977-997
  7. La guerre des chrétiens d’Espagne contre les musulmans de 1001-1031
  8. La première croisade, 1096
  9. Le massacre de Jérusalem, 1099
  10. La deuxième croisade, 1145-1149
  11. La guerre des chrétiens d’Espagne contre les musulmans, 1172-1212
  12. La troisième croisade, 1189
  13. La guerre contre les Livoniens, 1198-1212
  14. Les guerres contre les Curoniens et les Sémigaliens, 1201-90
  15. La quatrième croisade, 1202-04
  16. Les guerres contre Saaremaa, 1206-61
  17. La guerre contre les Estoniens, 1208-1224
  18. La guerre contre les Latgaliens et les Séloniens, 1208-1224
  19. La croisade des enfants, 1212
  20. La cinquième croisade, 1213
  21. La sixième croisade, 1228 la guerre contre les Livoniens, 1198-1212
  22. La guerre des chrétiens d’Espagne contre les musulmans, 1230-1248
  23. La septième croisade, 1248
  24. La huitième croisade, 1270
  25. La neuvième croisade, 1271-1272
  26. Les inquisitions
  27. La guerre contre les cathares, 1209-1229 et au-delà
  28. La guerre contre les Stedingers de Frise, 1233
  29. La guerre des chrétiens d’Espagne contre les musulmans, 1481-1492
  30. La guerre de quatre ans de 1521-26
  31. La guerre des comtes de 1534-36
  32. La guerre de Schmalcalden, 1546
  33. La guerre Anglo Écossaise de 1559-1560
  34. La première guerre de religion, 1562
  35. La deuxième guerre de religion, 1567-68
  36. La troisième guerre de religion, 1568-70
  37. La quatrième guerre de religion, 1572-73
  38. La cinquième guerre de religion, 1574-76
  39. La sixième guerre de religions, 1576-77
  40. La septième guerre de religion, 1579-80
  41. La huitième guerre de religion, 1585-98
  42. La guerre des trois Henri, 1588
  43. La neuvième guerre de religion, 1589—1598
  44. Les guerres des ottomans contre les Habsbourg, 15e et 16e siècle
  45. La guerre contre les fermiers allemands (« les paysans »), 16e siècle
  46. Les guerres de religion française, 16e siècle
  47. La rébellion de Shimabara, 1637
  48. La rébellion des Covenantaires de 1666
  49. La rébellion des Covenantaires 1679
  50. La rébellion des Covenantaires 1685
  51. La guerre de 30 ans, XVIIe siècle
  52. La rébellion irlandaise de 1641
  53. L’extermination des Indiens d’Amérique latine par les chrétiens espagnols
  54. La « destinée manifeste »
  55. La guerre du Sonderbund, 1847
  56. La guerre de Crimée, 1853-1856
  57. La guerre des Français contre les Toucouleurs, 1854-1864
  58. La révolte des Taiping, 1851 and 1864
  59. La guerre serbo-turque, 1876-78
  60. La guerre russo-turque, 1877-1878
  61. Les massacres de juifs dans la révolution russe, fin du XIXe siècle
  62. La première guerre civile soudanaise, 1955-1972
  63. La guerre civile nigériane, 1967
  64. La guerre civile libanaise, 1975
  65. Le massacre de Sabra et Chatila, 1982
  66. La seconde guerre civile soudanaise, 1983
  67. Le massacre de Yelwa, 2004
  68. La guerre en Bosnie

Une machination relativement peu connue a eu lieu au XIIIe siècle quand le pape Innocent Trois a ordonné une attaque génocidaire contre la totalité de la région du Languedoc en France. Le pape a dépeint les Cathares comme des sorciers cannibales qui profanaient la croix et s’adonnaient à des orgies sexuelles.

Ces bruits malveillants provenaient pourtant seulement du Vatican et non des ennemis imaginaires vivant paisiblement en France dans leurs coutumes pures et rigoureuses. L’Église a assassiné plus d’un million de Cathares innocents, hommes, femmes et enfants dans une période de 35 ans. Les forces chrétiennes voulaient les effacer de la surface de la Terre. Au plus fort du siège, les chrétiens ont brûlé plusieurs centaines de personnes à la fois sur un seul bûcher. Le mastodonte chrétien les a exterminés et a annexé la plus grande partie du Languedoc, en partie au profit de l’Église et en partie au profit de nobles du Nord de la France. L’extravagant Palais de la Berbie (dont la construction a commencé en 1228) et la cathédrale forteresse de Sainte-Cécile (commencée en 1282) sont seulement deux exemples des traces laissées par ce conflit jusqu’à ce jour.

Conclusion

Quand je considère ces 126 écrivains qui auraient tous dû avoir entendu parler de Jésus mais ne l’ont pas mentionné, quand je pense à Paul et Marcion et Athénagoras et Matthieu qui présentent une tétralogie de Christs opposés, le silence sur Qumrân, Nazareth et Bethléem, les histoires bibliques se contredisant, ainsi que tant d’autres mystères et omissions, je dois conclure que ce « Jésus Christ » est un personnage mythique. « Jésus de Nazareth » n’était rien d’autre qu’une légende de la cité (ou du désert), probablement un patchwork créé par différents rabbins évangéliques illuminés qui pourraient avoir existé.

La théorie d’un « Jésus mythique » est considérée par les chrétiens comme marginale. Pourtant, mes recherches m’ont conduit à me retrouver aux côtés de Remsburg — et Frank Zindler, John M. Allegro, Thomas Paine, Godfrey Higgins, Robert M. Price, Charles Bradlaugh, Gerald Massey, Joseph McCabe, Abner Kneeland, Alvin Boyd Kuhn, Harold Leidner, Peter Jensen, Salomon Reinach, Samuel Lublinski, Charles-François Dupuis, Rudolf Steck, Arthur Drews, Prosper Alfaric, Georges Ory, Tom Harpur, Michael Martin, John Mackinnon Robertson, Alvar Ellegård, David Fitzgerald, Richard Carrier, René Salm, Timothy Freke, Peter Gandy, Barbara Walker, Thomas Brodie, Earl Doherty, Bruno Bauer et d’autres, tous des idiots hérétiques iconoclastes et libres penseurs selon l’opinion majoritaire des spécialistes traditionnels de la Bible.

Si toutes ces données et ces absences de données parmi les 126 écrivains silencieux ne peuvent pas convaincre, je parierais que nous en découvrirons beaucoup plus. Pourtant, ceci n’est qu’une minuscule partie de l’iceberg mythique de Jésus : rien ne s’ajoute à la fable du Christ. Dans la conclusion de No Meek Messiah, je résume la loufoquerie du culte d’adoration de Jésus qui s’est répandu comme un fléau sur le monde pendant des siècles. Il devrait être clair même aux yeux du lecteur le plus dévot et du plus conditionné que tout cela est dû au christianisme et que ce fut le cas pendant des siècles. Ses racines, sa fondation et ses rituels sont empruntés aux anciens cultes : il n’y a rien de « magique » ou d’ « inspiré par Dieu » pour ce qui les concerne.

La prophétie de la « naissance d’une vierge » comme les proclamations d’Immaculée Conception sont des impostures. La première est due à une traduction erronée du Tanakh et l’autre à une astuce apologétique du catholicisme du XIXe siècle, un réaménagement désespéré.

Jésus n’était pas un homme parfait, il n’était pas doux et il n’était pas un messie sage. En fait, ses conceptions philosophiques étaient et sont largement immorales, souvent violentes et aussi bien vides et irrationnelles. Il y a eu beaucoup de prétendus fils de Dieu et cette personne appelée Jésus n’est pas plus valable ou profonde que ses prédécesseurs sacerdotaux. En fait, son contemporain Apollonius était sans conteste meilleur logicien et meilleur philosophe.

Le christianisme a été un culte très secondaire et sans importance fondé dans la dernière partie du premier siècle et ensuite, alors qu’il était encore mineur, imposé à tout le peuple de l’Empire et de tous les royaumes rivaux au quatrième siècle et au-delà par une loi exécutoire avec sanction papale. Le christianisme est la cause de plus de tortures, de terreurs et de meurtres que n’importe quel phénomène comparable. La Bible, avec ses prêches tyranniques et ses directives imposant une obéissance aveugle et injustifiée, est un livre violent et complètement inutile plein de mensonges, d’édits immoraux et d’histoires inventées et cela quelles que soient les nombreuses versions que vous pouvez choisir de lire, y compris l’abrégé radical et bien élevé de Thomas Jefferson.

Cela fait longtemps que l’on aurait dû arrêter d’enseigner aux enfants ces histoires à dormir debout insensées en les effrayant par des menaces de tortures éternelles administrées par des sbires de Dieu. Les parents qui agissent de cette façon se bercent probablement d’illusions et sont très certainement coupables de maltraitance de la pire sorte sur leurs enfants.

Le christianisme s’est sali les mains d’une quantité incalculable de sang. L’histoire fabuleuse de Jésus semble n’’avoir été rien de plus qu’une légende orale farcie de mystifications et de faux composés à toutes les époques. J’espère que l’humanité sera un jour assez mûre pour reléguer les contes concernant Jésus dans le même bouillon qui contient Zeus et son fils Hercule, partageant leur statut justifié de simples mythes.

 

Michael Paulkovich

 

Copyright (c) 2013, Michael Paulkovich, Spillix, LLC

 

Bibliographie

Catholic Encyclopedia, first edition. The Encyclopedia Press, 1907-1913.
Dungan, David L., Constantine’s Bible. Minneapolis: Fortress Press, 2007.
Ehrman, Bart, Jesus, Interrupted. New York: HarperCollins, 2009.
Encyclopedia Biblica: A Critical Dictionary of the Literary, Political and Religion History, the Archeology, Geography and Natural History of the Bible. Edited by Thomas Kelly Cheyne and J. Sutherland Black. 1899.
Magness, Jodi, The Archaeology of Qumrân and the Dead Sea Scrolls. Grand Rapids: Eerdmans, 2002.
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Salm, René, The Myth of Nazareth. Parsippany: American Atheist Press, 2008.

Autres documents

Alfaric, Prosper. Jésus a-t-il existé? 1932.
Allegro, John M., The Dead Sea Scrolls and the Christian Myth. Amherst: Prometheus Books, 1992.
Barnard, Leslie William. Athenagoras: A Study in Second Century Christian Apologetic. Paris: Éditions Beauchesne, 1972.
Bradlaugh, Charles, Who Was Jesus Christ? London : Watts and Co., 1913.
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