Argumenter

Propos d'un Iconoclaste

Disparaître

« C'est une des rares certitudes commune à tous les hommes de bon sens que nous allons tous mourir. Il est également certain que l'espèce humaine va disparaître mais étrangement beaucoup refusent d'endosser cette vérité désagréable à leurs oreilles délicates. Ce n'est pourtant qu'une question d'échelle de temps : une mouche éphémère vit quelques heures, je mourrai après 70 ans d'existence, une espèce résiste pendant quelques millions d'années, une étoile rayonne pendant quelques centaines de millions d'années et la Voie lactée sera phagocytée dans une collision grandiose avec une autre galaxie dans quelques milliards d'années.
Or, comment me suis-je consolé de la perspective de ma propre disparition ? En m'acharnant à laisser des traces : les morveux porteurs de mes gènes constituant une partie de l'humanité future. Que l'humanité soit mortelle elle aussi et ma consolation s'envole… Ma raison me réduit au statut d'une bactérie, d'un microbe, d'un ver de terre, d'un cancrelat, d'un de ces êtres dont personne ne se demande pourquoi ils vivent. Pascal nous fait cependant remarquer qu'aucun de ces animaux, au contraire de l'homme, ne sait qu'il va mourir. On est bien avancé ! ».

DISPAUX, G., Propos d'un iconoclaste, 74e semaine, 04.09.2011


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Nederlandse vertaling : Gedachten van een iconoclast

Suicides

Les associations sont les lieux de réunion des humanitaroïdes collabos. Un article de Der Spiegel m’apprend que 10.000 Allemands se suicident chaque année. Aussi existe-t-il une association pour la prévention du suicide ! Ils veulent prévenir et donc empêcher les suicides ! Ils ont remarqué que les vieux hommes attentent à leurs jours avec succès 5 fois plus que le reste de la population. Comme si cela n’était pas simplement normal… Or, s’il y a quelque chose de morbide dans le suicide d’un enfant ou d’un adolescent qui mérite des actions préventives, je ne vois pas pourquoi il faudrait empêcher des vieillards de tirer leur révérence au monde. « Salut la compagnie ! J’ai tout vu et tout entendu. Je vous abandonne mon déambulateur et mes couches-culottes. »

Handicapés

Dans le hall d’entrée du magasin Delhaize, trois personnes déjà mûres quémandaient. Elles étaient affublées de ces vestes de détresse qui sont aujourd’hui imposées aux chauffeurs en panne. Elles se disaient du Lions Club et participaient à une action en faveur des handicapés. J’estime quant à moi que les pouvoirs publics en font déjà trop pour les handicapés.
Handicapés, vos impôts sont réduits (mais pourquoi ?), vous ne payez pas la place de parking (mais pourquoi ?), votre place est réservée en face de votre domicile ou tout près du centre commercial (là, je comprends pourquoi), vous bénéficiez de l’empressement général pour vous aider ou vous céder le passage… Nous vivons de plus en plus dans une société où les handicapés sont rois.
À Varèse, des amis restaurateurs italiens m’avaient confiés qu’ils avaient été contraints par les pouvoirs publics locaux d’installer un dispositif de transport sur la rampe des escaliers conduisant aux toilettes. Après deux années, cette ruineuse machinerie n’avait pas servi une seule fois.
Si j’avais été d’humeur à argumenter, j’aurais donc pu dire aux bons samaritains de mon supermarché qu’en matière de dons aux handicapés, j’avais été pendant toute ma vie un champion par le seul fait de payer des impôts confiscatoires à mon gouvernement belge socialo-humanitaire. Les solliciteurs qui se donnaient du mal pour apostropher les gens venus faire leurs courses du samedi matin étaient certainement trop convaincus de faire le bien pour entamer un dialogue. Qui aurait pu pointer du doigt le but inavoué de leurs efforts ? Leur motivation effective n’était certes pas de soulager les misères de leurs contemporains affligés par un handicap. Acquérir l’assurance d’être bons, voilà ce que voulaient, avant toute chose, ces petits-bourgeois. Qu’as-tu fait de ton samedi matin ? J’ai aidé les handicapés !

Les concepts-voyous

Critique de la raison impure

Cent treize arguments

L'extrait du jour : Cinquante-huitième argument

L'inégalité

« (...) De même qu’un obèse ne gagnera jamais un marathon, un pygmée n’aura aucune chance au saut à la perche. Ces questions et d’autres sont embarrassantes pour les tenants de l’égalité. Certains avantages et désavantages génétiques sont toujours présents dans toutes les compétitions sportives. Mais en va-t-il autrement dans les compétitions mentales ? Le concept-voyou de mérite est utilisé pour justifier la volonté de rétributions inégales des idéologues capitalistes. Or, pour que les efforts et l’opiniâtreté soient déterminants dans l’attribution des récompenses, encore conviendrait-il que les institutions permettent d’établir une égalité des chances. Cette dernière restera malheureusement toujours un vœu pieux. L’éducation et l’entraînement, s’ils peuvent améliorer notoirement les performances de tous, ne réaliseront jamais la transsubstantiation des idiots en génies. »

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Nederlandse vertaling : Honderddertien zondagse lessen

Ma téléphone

Je m’étonne que les vertueuses qui s’imaginent que le genre grammatical des mots est un avatar du sexe n’aient pas encore élevé de protestations pour que les mots « téléphone » et « smartphone » soient dorénavant considérés comme féminins.
Que faut-il faire en effet pour ouvrir sa téléphone ou sa smartphone ? Passer le doigt vers le bas et le glisser vers le haut. Il est rare que cela fonctionne du premier coup ! Si cela n’est pas féminin…

Un commandement sans signification : « Aimez-vous les uns les autres »

Lorsque je dis à un enfant « Mange ta soupe ! », je lui prescris une action que son cerveau peut concevoir et qu’il peut effectuer. Un commandement a un sens pour quelqu’un qui le comprend et qui peut agir afin de le réaliser.
J’ai rencontré naguère un sympathique personnage lisant un livre sur un banc du parc où je me promène avec mon chien. Nous avions noué une conversation. Voici qu’il m’apostrophe l'autre jour : « Tiens, voilà l’iconoclaste ! » Ma surprise se lit probablement sur mon visage et il me rappelle notre premier entretien. Il s’est rendu sur le site Argumenter.com et me dit : « Tout ne doit pas être rejeté dans les religions. Tenez, par exemple, le mot d’ordre chrétien « Aimez-vous les uns les autres ». Cela ne peut être que bon. »
Or, justement, l’injonction « Aime ! » n’est ni bonne ni mauvaise mais seulement absurde. Aimer n’est pas une action délibérée pouvant être le résultat d’une activité mentale consciente. C’est une réaction.
Je comprendrais celui qui me commanderait de feindre d’aimer mes semblables ou de tenter de persuader les autres que je les aime. Je puis en effet concevoir une série d’actions libres (c’est-à-dire déterminées par le mental) pouvant avoir ces résultats. En revanche, je ne peux me représenter aucune action de ma part qui résulterait en un changement de mon désamour pour quelqu’un en amour.
Il est vrai que ce que je peux apprendre d’elle ou de lui peut changer mon évaluation. Mais cela n’arrive jamais sur ordre. Le commandement d’aimer tous les autres êtres humains n’a pas plus de sens que n’en aurait l’ordre d’aimer le goût de la menthe ou celui d’aimer les serpents.

Les journalistes qui affirment que ce n’est pas le véritable islam qui inspire les auteurs d’attentats sont semblables à des historiens qui prétendraient que les juges des tribunaux de l’inquisition condamnant au bûcher de pauvres vieilles femmes atteintes de démence sénile n’étaient pas des vrais catholiques !

Les actions terroristes de musulmans ne sont qu'un cas particulier illustrant les ravages produits sur les cerveaux par les religions qui sont autant de maladies mentales pour l'humanité.

En préparation, une version audio des Concepts-voyous.

Cliquez ci-dessous pour jeter une oreille à l'argument sélectionné comme extrait du jour :

La quintessence du mal, c'est la bonté !

Une comédie métaphysique :
Le Procès intenté à Dieu pour crimes contre l'humani

Le procès Le procès 4e

La signification de l'existence humaine :
Lettre à un internaute qui n'est peut-être pas de mes amis

 

 

Une vieille dame proclame que l'Holocauste
est le plus grand mensonge de l'Histoire...

Paulkovich

Je pense qu'elle se trompe.
Le plus grand mensonge de l'Histoire c'est l'invention du Christ !


Celles et ceux qui aiment apprendre en réfléchissant
et réfléchir en apprenant peuvent feuilleter ici

un cours de philo en diapositives

La psychanalyse : des sectes et des guérisseurs

Sophie Robert a réuni dans un film
des intellectuels « déconvertis »

Le psychologue Van Rillaer, l’historien-philosophe Borch-Jacobsen, le professeur Schneiderman et le psychiatre Ledru

Ils dressent un triste constat.

La grande escroquerie lucrative de Freud, Lacan et consorts

La psychanalyse est dangereuse : un article de Van Rillaer.

Vous pouvez télécharger gratuitement un livre déjà ancien (1984) qui n'est plus disponible en librairie mais qui n'a rien perdu de son actualité.
J'offre cette édition électronique intégrale au format PDF à tous ceux qui s'intéressent à l'argumentation scientifique, politique et morale :

La Logique et le Quotidien

Une analyse dialogique des mécanismes d'argumentation

L'existence peut-elle avoir un sens en dehors des illusions religieuses ?

Conférence donnée à Arlon

le 10 septembre 2016

Et aussi...

Un texte, des mouches, l'univers:
Un texte pour entrer en philosophie

Deux contes philosophiques