La vérité si souvent désagréable

 

Vous espérez qu’une proposition incertaine soit vraie. Je vois là un indice qu’il y a de très fortes chances pour qu’elle soit fausse ! L’idée a été formulée déjà par Nietzsche. « La foi sauve : donc elle ment. » .

Aussi ne vous étonnerez-vous pas que, dès l’instant où je prends conscience que la vérification d’un énoncé réjouirait quelques-uns de mes semblables, je me mette à la recherche de données corroborant sa fausseté. Il m’arrive bien entendu d’être le dindon d’une farce, de prendre des vessies pour des lanternes mais cela m’insupporte toujours.

Je me trompe donc encore. Cependant, j’ai une propension qui agace parfois mes interlocuteurs. J’essaie de retrouver la source d’un rapport et je cherche d’autres sources contradictoires. Nous vivons dans un monde où les fausses nouvelles sont si nombreuses et parfois si bien présentées que la tentation d’y croire est bien plus grande que celle de les vérifier.

J’ai cru longtemps, par exemple, que les Nazis avaient fait fabriquer des lampadaires en peau humaine. Mais ce n’est qu’un des nombreux hoax imaginés après la seconde guerre mondiale pour dénigrer les affreux Nazis. Récemment j’ai appris, grâce à une vidéo de Vincent Reynouard sur YouTube, que la pièce à conviction présentée sur une table au procès de Nuremberg avait mystérieusement disparu avant sa fin (rendant impossible toute contre-expertise) et qu’un exemplaire de la fameuse lampe analysée par les techniques modernes du DNA avait montré que l’abat-jour était indubitablement de la peau de vache.

Évidemment, ce « détail de l’histoire » n’absout en rien les Nazis d’avoir transformé des centaines de milliers de personnes en esclaves, de les avoir maltraités et d’avoir parfois procédé à des exécutions sommaires.

Mais les 600 000 victimes des bombardements alliés sur les centres des villes allemandes et les centaines de milliers de civils Japonais sauvagement assassinés par les expériences nucléaires sont, à mon estime, également des crimes contre l’humanité. La seule différence entre les turpitudes des Allemands et ceux des gradés des armées victorieuses est que les derniers se voient décorés alors que les premiers ont été pendus. Justice de vainqueurs.

Ces considérations apparaîtront comme très déplaisantes aux antifascistes prêts à tous les mensonges pourvu qu’ils dénigrent la clique démoniaque qui avait obéi aux ordres du dictateur. Le menteur n’est-il pas vertueux s’il travaille au service du Bien ?

Très platonicienne, notre éducation nous a persuadés que le Bien est un soleil diffusant sa lumière sur toutes les autres valeurs. Le Vrai et le Beau ne sont honorables que s’ils sont illuminés par Lui. Honni soit celui qui diffuse des vérités menaçantes pour l’idée du Bien défendue par des militants.

Ainsi, par exemple, ceux qui acceptent d’ouvrir les yeux savent que le sport est une vitrine des aptitudes déterminées génétiquement par la race ou par le sexe. Les Africains de l’Est raflent toutes les coupes des marathons. Les Jamaïcains engrangent les trophées des courses sur courte distance. Vous ne verrez jamais une équipe de pygmées championne du monde de basket-ball. Dans toutes les compétitions, les filles sont toujours séparées des garçons. Même dans les courses de formule un, le golf ou les compétitions échiquéennes… où la force musculaire joue peu de rôle.

Or, nous sommes sommés de partager l’idée du Bien défendue par les bien-pensants européens lesquels nous enjoignent de croire qu’il n’existe pas de race dans l’espèce humaine et que les filles y sont en tout les égales des garçons.

Ils ignorent que l’ordre de croire est paradoxal. Aucun ordre ne peut vous faire changer d’avis sur la valeur d’un jugement d’observateur auquel vous n’adhérez pas. Si vous vous trouvez dans la douloureuse nécessité d’obéir à une pareille injonction (à cause, par exemple, des sanctions dont on vous menace), il vous suffira de FEINDRE de croire. L’attitude de Galilée en est le meilleur exemple.

Les sociologues savent que la pression sociale est une arme incomparable pour obtenir un déni de la réalité. Les expériences de Milgram ont été popularisées par le cinéma parce qu’elles montraient qu’une majorité d’individus peuvent agir contrairement à leurs valeurs personnelles (torturer, par exemple, un sujet innocent) dès lors qu’elles pensent être sous le contrôle — fût-il académique — d’une autorité.

Il convient de rappeler aujourd’hui que Milgram avait été précédé par son professeur, Solomon Asch, qui avait montré que la plupart des sujets naïfs placés devant une réalité « indéniable » niaient pourtant publiquement ce que leurs yeux voyaient. Ils préféraient énoncer une affirmation fausse pour la seule raison que celle-ci avait été exprimée juste avant par des complices de l’expérimentateur devant le même tableau.

Quelle ligne du tableau de droite est-elle identique à celle du tableau de gauche ? Ne croyez pas que les observateurs n’avaient pas vu que la ligne de gauche était de longueur égale à la ligne C à droite. Si, cependant, tous les complices de l’expérimentateur avaient répondu « B » avant que le professeur les interroge, les véritables sujets qui les suivaient n’avaient aucune envie de se singulariser en énonçant un avis contraire devant tout le monde. Il se conforme donc le plus souvent à l’avis général.

 

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Asch)

J’ajoute que Asch conduisait ses expériences avec des étudiants universitaires adultes et qu’aucune sanction ne les menaçait s’ils refusaient de se joindre à la majorité.

Je vous laisse imaginer la conformité qu’une société obtiendra sur des bambins ayant été exposés depuis leur naissance à des gens qui leur affirmaient comme indéniable qu’un Jésus envoyé par le ciel avait été infiltré dans le ventre d’une vierge, qu’il avait passé sa vie à faire des miracles pour convaincre les mécréants et qu’il s’était laissé supplicier par amour pour nous…

Cette pression sociale, des millions de personnes qui ne croient plus en l’existence de chambres à gaz homicides pendant la seconde guerre mondiale la subissent. Elles acceptent de faire semblant d’y croire parce que, entre autres, elles ne veulent pas être rejetées par des amis, perdre leur emploi, voir leurs biens saisis pour payer des amendes exorbitantes, être condamné à de la prison, bref toute la panoplie de la haine et des sanctions appliquées aux penseurs politiquement incorrects.

Il est connu que, ne pouvant changer la réalité, les vertueux et les vertueuses s’attaqueront à la langue qui la décrit. Haro sur les mots ! La constitution française qui soulignait l’interdiction de traiter différemment des hommes de race différente sera modifiée afin que le mot même de « race » n’y apparaisse plus.

Récemment, un groupe de sottes féministes allemandes voulait changer le terme « Vaterland » (pays de nos pères) de l’hymne national et lui substituer le mot « Heimatland » (pays d’origine). Elles oubliaient que ce deuxième terme, s’il n’était pas marqué sexuellement, gardait un très fort parfum de souche, voire d’origine ethnique.

Aujourd’hui qu’un morceau de papier tamponné vous donne une nationalité pour jouer au football, quel est le pays d’origine de Mesut Özils, ce footballeur turc (pardon, je viens de répondre à ma question) membre talentueux de l’équipe d’Allemagne qui se fait malencontreusement prendre en photo avec le dictateur Erdogan ? Voilà qui déplaira aux Allemands qui veulent maintenir le mythe d’une « Mannschaft » germanique. Le joueur lui-même l’a compris qui vient de rendre son tablier. Il refusera désormais de représenter l’Allemagne.

Dans le grand mouvement de nivellement voulu par la nouvelle religion humaniste, il ne peut plus y avoir de nation définie par une souche. Vous devriez pouvoir, aujourd’hui, vous installer où bon vous semble et recevoir les avantages conquis au cours des siècles par les citoyens du lieu où vous posez votre derrière.

Dans ma boule de cristal, je vois la prochaine étape de ce démantèlement. Nul ne devra plus respecter les lois du pays où il s’est posé. Des signes existent. Les musulmans peuvent désormais, en Belgique, enterrer leurs morts dans un linceul. Disparue, l’obligation du cercueil. Ils exigent une femme pour pratiquer un examen médical sur leur épouse ! Et… les hôpitaux obtempèrent. En France, ils organisent des prières de rue qui bloquent la circulation et les forces de l’ordre n’osent pas les disperser. En prison, les cuisiniers préparent des menus halals puisque leurs lois le demandent. Il n’est pas loin le temps où ils exigeront le silence des cloches des églises au dimanche matin.

En vérité, je vous le dis, il existe des races et des ethnies et les femmes sont fort heureusement différentes des hommes. Vous ne ferez pas grandir un pygmée pour qu’il concoure à égalité au saut à la perche. Vous ne ferez pas allaiter un bébé par un homme. Aucune clownerie pseudo scientifique ne changera rien à cela. Et le bien, c’est que chacun reste chez soi et maîtrise ses problèmes. L’humanisme est une idéologie délétère. En voulant nous charger de tous les malheurs du monde, elle les perpétue.

Souvenons-nous de ce que dit don Juan lorsqu’il jette une pièce au mendiant qui avait pourtant refusé de jurer comme le séducteur le lui avait demandé. « Pour l’amour de l’humanité… » Après cela, il ne serait pas étonnant que le mendiant attende pendant le reste de sa vie d’autres généreux voyageurs au fond de sa forêt.

Comme les mendiants encouragés à rester dans leur condition par tous ceux qui leur jettent la pièce, les envahisseurs africains sont encouragés par les humanistes à venir toujours plus nombreux par nos forces maritimes qui vont les récupérer au plus près des côtes libyennes pour ne pas qu’ils courent le moindre risque pendant leur traversée.

Le miracle langagier se produit chaque fois qu’un de ces navires convoie jusqu’aux côtes européennes deux ou trois cents de ces nouveaux envahisseurs, les journaleux de notre presse humanitaroïde disent et écrivent qu’ils ont été « sauvés » !

Les bons sauveteurs ! Ils auront bien gagné ce paradis que leur ont promis des centaines d’adultes pendant leur enfance.

NIETZSCHE, F., L’Antéchrist, 50.